DEVENIR MAMAN A L'OFFICINE
Devenir maman peut apporter son lot de joie comme de tracas. Au travail, notamment, ce n'est jamais évident. Néanmoins, être enceinte accorde un statut spécial au sein de l'entreprise, il est donc important de l'annoncer à son employeur.
CE QU'IL FAUT SAVOIR
Pour faire valoir ses droits de femme enceinte, il est important de déclarer sa grossesse à la CAF, à la CPAM ainsi qu'à son employeur, auprès du médecin traitant. Pour la CAF et la CPAM, la déclaration doit être envoyée obligatoirement avant la 14ème semaine de grossesse. Pour l'employeur, même si ce n'est pas une obligation légale, il ne faut pas tarder pour organiser rapidement le remplacement. Ce dernier doit être prévenu par lettre recommandée avec accusé de réception, avec un certificat médical confirmant l'état de grossesse et la date présumée de l'accouchement.  
 
Il est noté dans la convention collective que l'employeur tiendra compte de l'état des femmes enceintes en ce qui concerne les conditions de travail. Ainsi, il portera attention à la fatigue que la grossesse peut engendrer. 
 
Les consultations pré ou postnatales obligatoires qui ne pourront se faire en dehors du temps de travail seront rémunérés comme telles.
PROTECTION CONTRE LE LICENCIEMENT
L'employeur ne peut résilier le contrat de travail d'une salariée lorsqu'elle est en état de grossesse médicalement constaté, sauf en cas de licenciement économique ou pour faute grave non liée à son état. Dans tous les cas, le licenciement ne peut prendre effet ou être notifié durant le congé maternité et durant les dix semaines suivant l'expiration ce dernier (ou des congés payés prit immédiatement après.) 
 
A noter que si la grossesse n'a pas été déclarée et que la salariée reçoit une notification de licenciement, elle peut la faire annuler en envoyant sa déclaration de grossesse à son employeur dans les quinze jours suivant cette dernière. 
 
Par contre, si elle le souhaite, la future maman peut rompre son contrat de travail sans préavis et sans avoir à payer une indemnité de rupture.  
 
Il en est de même pour celle qui, pour élever leur enfant, décide de quitter leur emploi à l'expiration du congé de maternité. Cette décision devra être notifiée 15 jours avant auprès de l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou deux mois après la naissance de l'enfant. Il est bon à savoir qu'elle bénéficiera d'une priorité de réembauche pendant 1 ans pour des emplois correspondant à ses qualifications, avec maintient des avantages acquis (anciennetés, primes, etc).

L'ALLAITEMENT AU TRAVAIL
Une salariée peut allaiter son enfant, ou si besoin est, tirer son lait sur place, chez la nourrice ou à la crèche, si ces dernières se trouvent près de l'officine, durant les heures de travail, pendant 1 an à compter de la naissance de l'enfant. Elle bénéficie dans ce cas d'une réduction de son temps de travail d'une heure par jour, soit de 30 minutes le matin et l'après midi, réduit à 20 minutes si l'employeur met à disposition un local dédié à l'allaitement. A noter que ces temps de pause ne sont pas rémunérés.  
 
Le code du travail ou la convention collective ne font pas mention d'un congé supplémentaire pour l'allaitement. Néanmoins, il n'est pas rare que des médecins accordent un congé, dit pathologique, d'un mois supplémentaire, pour que la mère continue d'allaiter son enfant à la suite du congé maternité.

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