ORDONNANCES MACRON - LOI TRAVAIL
Les ordonnances Macron, dévoilées en 2017, modifient une partie importante du code du travail. Au 1er janvier 2018, elles sont désormais toutes entrées en vigueur. Ces nouvelles dispositions touchent aussi les officines, les grandes comme les petites. Faisons le point sur ces nouveautés qui peuvent toucher notre quotidien.
PRIMES
La réforme du code du travail permet aux salariés et aux employeurs de négocier directement le versement d'une prime dans l'entreprise alors qu'elle relevait jusqu'à lors de la branche professionnelle. Ces dernières seront validées à condition toutefois que l'entreprise conclue un accord collectif pour s'y soustraire ou les remplacer.
MANQUEMENT A L'OBLIGATION DE TRANSMISSION
Le contrat de travail doit être transmis au salarié, au plus tard, dans les 2 jours ouvrables suivants l'embauche. Jusqu'à maintenant, ce dernier, en cas d'oubli, pouvait demander une requalification de son CDD en CDI. Désormais, il ne pourra prétendre qu'à une indemnité ne pouvant pas excéder un mois de salaire.
ACCORDS DE BRANCHE
Les branches peuvent désormais modifier par accord la durée, le nombre de renouvellements et la période de carence des CDD.
LETTRE DE LICENCIEMENT
Jusqu'alors, si l'employeur commettait certaines erreurs de forme au cours de la procédure licenciement, ce dernier pouvait être potentiellement annulé. Désormais, les titulaires ont à leur disposition des lettres types, qu'ils peuvent, ou non, préciser ou compléter. De même, en cas de non-respect de la procédure d'entretien préalable de licenciement par l'employeur, ce dernier ne pourra pas être annulé, il touchera, à la place, une indemnité qui ne pourra pas excéder un mois de salaire.
INDEMNITÉS LÉGALES DE LICENCIEMENT
L'indemnité de licenciement est due au salarié en CDI qui fait l'objet d'un licenciement pour motif personnel ou économique. Jusqu'en 2017, elle représentait 1/5 de mois de salaire par année d'ancienneté, désormais elle est de ¼ de mois de salaire pour les dix premières années et de 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté, à partir de la onzième année. De même, celle-ci est dû dès 8 mois d'ancienneté ininterrompus, au lieu des 12 mois requis avant la réforme du code du travail.  
 
De plus, le salarié dispose désormais d'un délai de 15 jours à compter de la notification de son licenciement pour demander à l'employeur des précisions sur les motifs énoncés dans la lettre. L'employeur a 15 jours pour y répondre. Il peut également, de sa propre initiative, préciser les motifs.

DÉLAIS DE CONTESTATION AUX PRUD'HOMMES 
Le délai pour contester un licenciement  passe à 1 an pour tous les types de licenciement. Auparavant, il y avait une distinction entre le licenciement économique (1 an) et les autres types de licenciement (2 ans).
PLAFONDS DES INDEMNITÉS PRUD'HOMALES
En cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse reconnu par le conseil prud'homal, les indemnités reçues par le salarié licencié sont désormais encadrées.  
Les montants évoluent en fonction de l'ancienneté du salarié licencié. Il ne pourra pas être alloué une indemnité supérieure à 20 mois de salaire (sauf pour les licenciement à la suite d'un harcèlement moral ou sexuel, une discrimination ou une atteinte aux libertés fondamentales du salarié, comme le droit de grève.).